A mes collègues enseignants

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Eric


Ma chambre

Dans ma chambre

Il y a mon singe Basile

Il dort avec moi dans ma baignoire

Il se douche avec moi sur mon lit

Dans une cuvette

Il passe son temps à

Regarder des bananes, dormir,

Manger la télé, et jouer

Mais aussi

Il piétine mes devoirs ou les déchire


Alice


Peluches

Dans mon lit vous viendrez

Mon lit est très spécial

Car il a quatre draps mes draps aussi

Sont très spéciaux car ils sont doux, très doux

Doux comme ma douche parce que

Elle aussi est chouette elle ne s’arrête

Jamais

Dans ma douche aussi vous allez rire

Bref !

Chez moi vous allez rire !


Thomas M


Vous viendrez dans mon salon

Venez regarder mes films

Dépêchez-vous de venir

Mon salon est pour les garçons


Je regarde des films dans mon salon seul

Des fois je me repose dans mon salon

Si vous ne voulez pas venir

Tant pis pour vous


Je ne fais rien que regarder

Je suis resté longtemps à regarder

Mais tous les jours et toutes les heures

J’attendais que vous veniez


Mais vous venez quand

Je vais rester dans mon salon combien de temps

Quand est-ce que vous venez dans mon salon

Je m’inquiète tout seul dans mon salon


Je vais mourir d’inquiétude dans mon salon

Je veux de la compagnie

Quand j’étais rentré dans ce salon

Personne n’était là


Si c’est comme ça

Je vais partir de mon salon

Je crois que je ne vais pas rester longtemps dans mon salon

Je vais manger un bon repas dans mon salon


Enigme n° 11





Pour moi, l’accouchement vient avant la grossesse,
l’enfance avant la naissance,
l’adolescence avant l’enfance,
la mort avant la vie…

Que suis-je ?

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Le mambo du décalco / Richard Gotainer

Paroles et Musique : Richard Gotainer, Claude Engel 1983
© 1983 - Editions Flarenash

MP3 Karaoké


Il n'est pas à c'qu'on dit
De docteur qui guérit
La mambo maladie
Du décalcomanie

Elle m'a pris tout petiot
Dans l'eau du lavabo
La maladie mambo

La manie décalco

Mambo !

Elle est mambo la maladie
Elle est mambo la manie
Mambo mambo le décalco

Mambo mambo la décalco-manie

Une notice au dos
C'est le mode d'emploi
Laissez tremper dans l'eau

Et comptez jusqu'à trois

Sur un support bien lisse

Ça devient un réflexe

On maintient de l'index

Et du pouce on coulisse


Et un Davy Crockett

A l'avant du frigo
Et une tête d'indien
Sur la tranche du vélo

Chaud devant, chaud, chaud
C'est le mambo
La manie décalco

Met le feu aux rideaux

Elle est bargeot la maladie
Elle est bargeot la manie
Mambo mambo le décalco
Mambo mambo la décalco-bargie


A l'aide d'un tampon

Muni d'un chiffon mou

Exercer une pression

Eponger à feu doux

Puis laisser reposer

Toute la nuit s'il le faut

Le sujet doit sécher

Si l'on veut qu'il soit beau


Et une panthère noire

Sur la lunette arrière
Et un cheval au galop
Sur la joue du scooter

Chaud devant, chaud chaud
C'est la mambo, mambo
Mambo, tous les Dingos
Les Zorros, les bandits
Les Mickeys, les Plutos
Mambo les roploplos

Des pin-up en maillot

Elle est mambo la maladie
Elle est mambo la manie
Mambo mambo le décalco

Mambo mambo la décalco-manie


Mambo !

Décalco !

Emmenez-moi / Charles Aznavour

Paroles / Chant : Charles Aznavour, Musique : Georges Garvarentz



Vers les docks où le poids et l'ennui
Me courbent le dos
Ils arrivent le ventre alourdi
De fruits les bateaux

Ils viennent du bout du monde
Apportant avec eux
Des idées vagabondes
Aux reflets de ciels bleus
De mirages

Traînant un parfum poivré
De pays inconnus
Et d'éternels étés
Où l'on vit presque nus
Sur les plages

Moi qui n'ai connu toute ma vie
Que le ciel du Nord
J'aimerais débarbouiller ce gris
En virant de bord

Emmenez-moi au bout de la terre
Emmenez-moi au pays des merveilles
Il me semble que la misère
Serait moins pénible au soleil

Dans les bars à la tombée du jour
Avec les marins
Quand on parle de filles et d'amour
Un verre à la main

Je perds la notion des choses
Et soudain ma pensée
M'enlève et me dépose
Un merveilleux été
Sur la grève

Où je vois tendant les bras
L'amour qui comme un fou
Court au devant de moi
Et je me pends au cou
De mon rêve

Quand les bars ferment, que les marins
Rejoignent leur bord
Moi je rêve encore jusqu'au matin
Debout sur le port

Emmenez-moi au bout de la terre
Emmenez-moi au pays des merveilles
Il me semble que la misère
Serait moins pénible au soleil

Un beau jour sur un rafiot craquant
De la coque au pont
Pour partir je travaillerai dans
La soute à charbon

Prenant la route qui mène
A mes rêves d'enfant
Sur des îles lointaines
Où rien n'est important
Que de vivre

Où les filles alanguies
Vous ravissent le cœur
En tressant m'a t'on dit
De ces colliers de fleurs
Qui enivrent

Je fuirai laissant là mon passé
Sans aucun remords
Sans bagage et le cœur libéré
En chantant très fort

Emmenez-moi au bout de la terre
Emmenez-moi au pays des merveilles
Il me semble que la misère
Serait moins pénible au soleil...


Les miroirs dans la boue / William Sheller

Paroles et Musique : William Sheller 1986
© Philips

MP3 Karaoké

Dans l'orage d'une forêt sans âge
Aux abords du Poitou
A l'automne où je vivais chez vous
J'ai vu le visage d'une enfant sauvage
Qui portait un bijou
Les yeux verts noyés de cheveux roux
A l'automne où je vivais chez vous

Dieu fait des images avec les nuages
La pluie fait des miroirs dans la boue
Je t'ai cherchée partout
Je garde un mirage dans une drôle de cage
Comme savent constuire les fous
Je t'ai cherchée partout

Elle avait l'âge des vagabondages
Pieds nus sur les cailloux
Dans les rivières où viennent boire les loups
A mon passage elle a pris mon bagage
Elle m'a suivi partout
Jusqu'à l'étage où j'avais mon verrou
Les yeux verts noyés de cheveux roux

Dieu fait des images avec les nuages
La pluie fait des miroirs dans la boue
Je t'ai cherchée partout
Je garde un mirage dans une drôle de cage
Comme savent constuire les fous
Je t'ai cherchée partout

Au lendemain de l'orage
Il restait un message
Vous me plaisiez beaucoup
Mais je n'pense pas avoir besoin de vous
Les yeux verts noyés de cheveux roux

Dieu fait des images avec les nuages
La pluie fait des miroirs dans la boue
Je t'ai cherchée partout
Je garde un mirage dans une drôle de cage
Comme savent constuire les fous
Je t'ai cherchée partout

Le bal des oiseaux / Thomas Fersen

Paroles : Thomas Fersen.
Musique : Olivier Richebé, Thomas Fersen 1993
© 1993 Disque WEA



Au printemps de ma vie
Je quitte mon père
La ville attend
Les petits rats des champs.

Une jolie fermière
Me dit : "Où vas-tu ?"
"Monte derrière
Avec les laitues"

Les pieds dans le ciel
Chez les hirondelles
Nous filons doux
Et la route est à nous.

"Petit, la vie est belle à l'école buissonnière
Nous irons danser au bal des oiseaux près de la rivière
Les prés verts, quel âge as-tu toi ?"

Au petit matin
Nous voilà en ville
J'ai déjà faim
Comme un crocodile

J'ai beau demander
Un café au lait
On n'me donne rien
Même un morceau de pain.

La campagne se prête à tout mais la ville pas du tout
Nous irons danser au bal des oiseaux près de la rivière

J'suis pas un voleur
Mais comment me nourrir
Je marche des heures
J'sais pas où dormir

A la fontaine
J'ai bu l'eau fraîche,
J'ai pêché l'amour
Ça ne mord pas tous les jours.

Mais ce jour-là
Il y en avait pour moi, oui
La femme de ma vie
Avait soif aussi.

"Amour, la vie est belle dans tes bras de velours,
Nous irons danser au bal des oiseaux près de la rivière
Les prés sont verts, comment vas-tu toi ? "

J'ai trouvé une place
Au piano dans un bar
Le Miami Palace
Tout près de la gare

Tous les samedis soirs
Il y a des bagarres
Je chante mes histoires
Des trucs un peu noirs.

"Amour, je rentre tard mais demain c'est dimanche,
Nous irons danser au bal des oiseaux près de la rivière
Près de l'eau ..."

MOTS INVARIABLES : Les adverbes


A la demande d'Apolline ! :-)


ADVERBES

hier

aujourd’hui

demain

jamais

toujours

longtemps

tout à coup

comment

soudain

dessus

dessous

trop

plus

alors

n’importe

pourquoi

ne... pas


ADVERBES qui finissent par –ement :

doucement

vivement

joyeusement

tranquillement

Demain



Aimé Césaire
Source : http://rfo.fr

Je suppose que le monde soit une forêt. Bon !

Il y a des baobabs, du chêne vif, des sapins noirs, du noyer blanc
je veux qu'ils poussent tous, bien fermes et drus, différents de bois, de port, de couleur,

mais pareillement pleins de sève et sans que l'on empiète sur l'autre,
différents à la base
mais oh !
que leurs têtes se rejoignent au très haut dans l'éther égal à ne former pour tous
qu'un seul toit
je dis l'unique toit tutélaire...

Aimé Césaire

in La cour couleurs, Anthologie de poèmes contre le racisme
chez Rue du monde, 1997


Arbres en Martinique
Source : http://www.les-vegetaliseurs.com


Moi, Laminaire (extrait)



Aimé Césaire
Source : http://rfo.fr

Le non-temps impose au temps
la tyrannie de sa spatialité :

dans toute vie il y a un nord et un sud
et l'orient et l'occident.

Au plus extrême,
ou pour le moins au carrefour,

c'est un fil des saisons survolées,
l'inégale lutte de la vie et de la mort,
de la ferveur et de la lucidité,
fût-ce celle du désespoir et de la retombée,
la force aussi toujours de regarder demain.

Ainsi va toute vie.
Ainsi va ce livre,

entre soleil et ombre,
entre montagne et mangrove,
entre chien et loup,
claudiquant et binaire.

Le temps aussi

de régler leur compte
à quelques fantasmes
et à quelques fantômes.

Aimé Césaire


Source : http://poets.org

Cahier d'un retour au pays natal (extrait)




Source : http://www.hommage-cesaire.net/

Partir. Mon coeur bruissait de générosités emphatiques.
Partir... j'arriverais lisse et jeune dans ce pays mien
et je dirais à ce pays
dont le limon entre dans la composition de ma chair :
« J'ai longtemps erré
et je reviens vers la hideur désertée de vos plaies ».

Je viendrais à ce pays mien
et je lui dirais : Embrassez-moi sans crainte...
Et si je ne sais que parler,
c'est pour vous que je parlerai ».
Et je lui dirais encore :
« Ma bouche sera la bouche des malheurs
qui n'ont point de bouche,
ma voix, la liberté de celles qui s'affaissent
au cachot du désespoir. »

Et venant je me dirais à moi-même :
« Et surtout mon corps aussi bien que mon âme,
gardez-vous de vous croiser les bras
en l'attitude stérile du spectateur,
car la vie n'est pas un spectacle,
car une mer de douleurs n'est pas un proscenium,
car un homme qui crie n'est pas un ours qui danse... »

Aimé Césaire